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Marie Hélène Bellavance website

Exposition Solo, "Caput Mortuum"

3. novembre 2007

« CAPUT MORTUUM »
œuvres récentes de MARIE-HÉLÈNE BELLAVANCE
Du 14 novembre au 16 décembre, vernissage le mercredi 14 novembre, 18h

La Galerie Dominique Bouffard est très heureuse de vous présenter l’exposition Caput Mortuum de la jeune artiste multidisciplinaire Marie-Hélène Bellavance.

CAPUT MORTUUM: Du latin «tête morte», le caput mortuum est un pigment de couleur brun-rouge violacé, obtenu à l’origine par broiement de corps momifiés.

L’exposition Caput Mortuum nous confronte à l’essence même de la mort tant dans sa thématique que dans sa forme. Par l’utilisation d’éléments symboliques réels ou inventés, Marie-Hélène Bellavance nous présente un parcours subtil s’apparentant à un rituel funèbre.

À l’entrée, une fleur de papier offerte à chacun. Au passage, la représentation d’enfants momifiés, imposant une présence chargée d’histoire. À leur côté, des personnages allongés au corps reposant dans un espace vide qui semble infiniment grand. Puis, la rencontre d’un tombeau, d’écritures secrètes ou ancestrales et tout au fond, un bassin d’eau. Au-dessus de ce bassin, sept représentations de femmes; les lavandières. Certaines nous confrontent du regard, d’autres nous ignorent avec arrogance ou indifférence. Mais toutes semblent lutter pour exister sur des fonds exigus prêts à les submerger de leur blancheur immaculée. Elles semblent laver un vêtement, un linceul, leur propre corps. Ces personnages énigmatiques sont, selon la légende, les gardiennes de la mort, les Banshees. Dans le bassin qu’elles surplombent, certaines des fleurs de papier prisent à l’entrée, flottent telles des offrandes.

C’est le parcours que l’on entreprend à l’intérieur de Caput Mortuum. Bien que la mort soit un thème présent dans le travail de l’artiste depuis quelques années, cette fois elle nous la présente de manière beaucoup plus crue et dénudée, usant comme esthétisme la vulnérabilité de chacun et son ouverture à l’expérience de ce thrène.

«Entre mes mains, fleur de papier, offrande que je dépose au pied d’une mémoire ancestrale tel un chant pour les morts» Marie-Hélène Bellavance